Longtemps, je ne savais pas vraiment quelle était ma place, je me trouvais "trop" sensible.
J'ai été cette petite fille sage et discrète qui voulait plaire à tout le monde, jusqu'à m'effacer et oublier mes propres besoins.
J’ai grandi dans une famille très nombreuse avec beaucoup de cousins et cousines. Et très tôt, j’ai ressenti quelque chose de difficile à expliquer : la sensation de ne pas trop savoir comment exister dans un groupe. Comment être moi, être unique… sans déranger.
Alors j’ai beaucoup observé. Écouté. Ressenti.
Mais me montrer, parler, prendre ma place… ça ne me semblait pas si simple.
Je me suis enfermée dans un rôle qui ne me correspondait pas renforçant ce sentiment de subir ma vie plutôt que de la vivre pleinement.
J’ai commencé par des études de psychologie, avec l’envie d’accompagner les personnes.
Mais je ne me retrouvais pas dans une approche qui donnait parfois l’impression de réduire les gens à des catégories ou à des tests.
Je sentais qu’il y avait beaucoup plus à regarder.
La photo a longtemps fait partie de ma vie.
Une passion depuis l’adolescence.
Avec le recul, je crois aussi que c’était parfois
une façon d’être présente… sans trop me montrer.
Puis j’ai découvert une autre manière d’accompagner...